Un logiciel informatique est un ensemble immatériel d’instructions et de programmes qui indique à une machine (ordinateur, serveur, smartphone) quoi faire. C’est la partie « software », par opposition au « hardware », la partie physique. On le classe selon trois axes : sa fonction (logiciel système ou logiciel applicatif), sa licence (propriétaire, libre, gratuit) et son mode de distribution (licence installée, abonnement SaaS, open source). Le mot « logiciel » est une invention française, forgée en 1969 par contraction de « logique » et « matériel ». En entreprise, un logiciel sert toujours une tâche précise : rédiger un document, tenir la comptabilité, suivre des clients ou sécuriser un réseau.
- Définition : un logiciel est la composante logique et immatérielle d’un système informatique, par opposition au matériel qui l’exécute.
- Deux grandes familles : le logiciel système fait fonctionner la machine (Windows, Linux), le logiciel applicatif sert l’utilisateur (traitement de texte, CRM).
- Trois licences : propriétaire (code fermé, payant), libre / open source (code ouvert et modifiable), gratuiciel (gratuit mais fermé).
- Étymologie : terme français créé en 1969 dans le cadre du Plan Calcul, adopté par l’Académie française en 1972, officialisé au Journal officiel le 12 janvier 1974.
- Licence ≠ distribution : un logiciel peut être propriétaire ET en SaaS (Microsoft 365), ou libre ET installé en local (LibreOffice).
Qu’est-ce qu’un logiciel informatique exactement ?
Un logiciel informatique est un programme ou un ensemble de programmes, accompagné de ses fichiers de configuration et de données, conçu pour faire exécuter une tâche par un système informatique. Selon Wikipédia, un logiciel est « un ensemble de séquences d’instructions informatiques appelées programmes », accompagné de données structurées. Le terme désigne la composante logique et immatérielle d’une machine, par opposition au matériel qui l’exécute.
Le mot « logiciel » est une invention française. Forgé en 1969 par contraction de « logique » et « matériel » au sein de la Délégation à l’informatique du Plan Calcul, il est attribué à Philippe Renard, adopté par l’Académie française en 1972, puis officialisé au Journal officiel le 12 janvier 1974. Son équivalent anglais, « software », s’était imposé plus tôt pour désigner la partie modifiable d’une machine, par opposition au « hardware ».
Point de vocabulaire souvent confondu : un logiciel n’est pas synonyme de programme. Un programme est une suite unique d’instructions ; un logiciel regroupe plusieurs programmes, des bibliothèques et des fichiers de configuration qui fonctionnent ensemble. Un simple script isolé n’est donc pas un logiciel à part entière.
Quelle est la différence entre logiciel système et logiciel applicatif ?
Le logiciel système fait fonctionner la machine ; le logiciel applicatif sert l’utilisateur final. C’est la classification fondamentale, commune à toutes les sources de référence. Une troisième catégorie intermédiaire, le middleware, fait le lien entre les deux.
- Logiciel système : il pilote le matériel et orchestre les autres programmes. Le cas type est le système d’exploitation (OS) : Windows, macOS, Linux. On y range aussi les pilotes (drivers).
- Logiciel applicatif : il répond à un besoin métier concret. Un traitement de texte, un navigateur, une comptabilité ou un CRM sont des applicatifs. C’est cette catégorie qu’une entreprise sélectionne et achète.
- Middleware : couche intermédiaire qui connecte des applications entre elles ou à une base de données, sans être visible de l’utilisateur final.
L’OS est imposé par la machine ; l’applicatif est choisi selon les besoins. La bureautique illustre bien cette catégorie, à commencer par les logiciels de traitement de texte, socle de tout poste de travail, ou encore les outils de messagerie électronique utilisés au quotidien.
Quels sont les principaux types de logiciels utilisés en entreprise ?
En entreprise, les logiciels applicatifs se répartissent en une dizaine de grandes familles fonctionnelles, de la bureautique à la cybersécurité. Chaque famille répond à un besoin métier distinct, sans qu’aucune ne remplace une autre.
- Suites bureautiques et collaboration : produire et partager des documents (Microsoft 365, Google Workspace, LibreOffice).
- Gestion de projet et productivité : planifier, suivre les tâches et les équipes (monday.com, Asana, Trello, ClickUp).
- CRM (gestion de la relation client) : centraliser prospects et clients (Salesforce, HubSpot, Zoho).
- ERP / progiciel de gestion intégré : unifier finance, stocks, achats et production (SAP, Sage, Dynamics 365).
- Communication et visioconférence : échanger en temps réel (Teams, Slack, Zoom, Google Meet).
- Cybersécurité : antivirus, pare-feu, gestion des accès (Bitdefender, Norton). Comprendre les risques commence par savoir reconnaître un logiciel malveillant et ses exemples.
- Comptabilité et finance : tenue des comptes et facturation (Sage, Pennylane, QuickBooks).
- Business Intelligence et data : exploiter les données (Power BI, Tableau).
- Ressources humaines : paie, congés et gestion du personnel, comme détaillé dans notre page sur le logiciel RH.
- Design et création : visuels et contenus (Adobe Creative Cloud, Canva).
- Développement : produire du code (environnements de développement, frameworks, Git) ; voir notre fiche sur le logiciel d’informaticien.
- Éducation et formation : apprentissage et e-learning, traités dans notre page sur le logiciel d’éducation.
- Bases de données (SGBD) : stocker et interroger l’information (MySQL, PostgreSQL).
Cet équipement logiciel est le socle de toute entreprise digitale, qui s’appuie sur ces outils pour numériser ses processus.
Comment se croisent catégorie, modèle économique et budget ?
Croiser la fonction d’un logiciel avec son modèle de distribution et son ordre de coût aide à comparer des solutions qui ne se ressemblent pas. Le tableau ci-dessous associe, pour chaque famille, son rôle, des exemples connus et son modèle dominant. Les niveaux de coût sont qualitatifs : les tarifs réels varient selon l’éditeur, le nombre d’utilisateurs et les modules, et changent fréquemment.
| Catégorie | Rôle principal | Exemples | Modèle dominant | Ordre de coût indicatif |
|---|---|---|---|---|
| Bureautique | Produire des documents | Microsoft 365, Google Workspace, LibreOffice | SaaS par abonnement ou libre gratuit | Gratuit (open source) à quelques euros par utilisateur et par mois |
| Gestion de projet | Planifier et suivre | monday.com, Asana, Trello | SaaS par abonnement | Faible à modéré, par utilisateur et par mois |
| CRM | Gérer la relation client | Salesforce, HubSpot, Zoho | SaaS par abonnement | Modéré à élevé selon les modules |
| ERP | Intégrer la gestion | SAP, Sage, Dynamics 365 | SaaS ou licence, souvent sur devis | Élevé, généralement sur devis |
| Cybersécurité | Protéger les accès | Bitdefender, Norton | SaaS par abonnement | Faible à modéré, par poste |
| Comptabilité | Tenir les comptes | Sage, Pennylane, QuickBooks | SaaS par abonnement | Faible à modéré |
| Open source métier | Équiper à moindre coût | LibreOffice, GIMP | Libre gratuit | Gratuit au logiciel, support à prévoir |
Un prix d’appel affiché « à partir de X » ne représente jamais le coût total. Comptez toujours le nombre d’utilisateurs, les modules activés, l’intégration et le support avant de comparer deux solutions.
Logiciel libre, propriétaire ou gratuit : comment s’y retrouver ?
La licence d’un logiciel détermine ce que l’entreprise a le droit de faire avec : l’utiliser, le modifier, le redistribuer. C’est un critère juridique et budgétaire, distinct de la fonction du logiciel.
- Logiciel propriétaire : code source fermé, usage encadré par une licence dont l’auteur contrôle la distribution et les modifications (Microsoft 365, Adobe).
- Logiciel libre / open source : code accessible, dont l’exécution, l’étude, la modification et la redistribution sont autorisées (LibreOffice, GIMP, Linux). Pour une TPE, c’est souvent le levier le plus direct pour s’équiper à coût quasi nul, à condition d’internaliser un minimum de support.
- Gratuiciel (freeware) : distribué sans frais de licence, mais code fermé (certains antivirus, lecteurs PDF).
- Partagiciel (shareware) : gratuit à l’essai, payant ensuite ou pour débloquer des fonctions.
À ne pas confondre avec le mode de distribution : un logiciel peut être propriétaire ET en SaaS (Microsoft 365), ou libre ET installé en local (LibreOffice). La licence dit « qui possède le code » ; le mode de distribution dit « comment on y accède et on le paie ». Pour aller plus loin sur les enjeux juridiques et budgétaires, consultez notre page dédiée à l’open source et au logiciel libre.
SaaS, licence perpétuelle ou cloud : quel mode de distribution choisir ?
Le SaaS (Software as a Service), facturé par abonnement, occupe désormais une place dominante face à l’achat de licence perpétuelle pour les logiciels professionnels. C’est un changement structurant du marché, absent des descriptions encyclopédiques plus anciennes.
- Licence perpétuelle : achat unique, installation en local (on-premise). Coût initial élevé, pas de mensualité, mais mises à jour et sécurité à la charge de l’entreprise.
- SaaS (abonnement) : le logiciel tourne sur les serveurs de l’éditeur, accès via navigateur, paiement par utilisateur et par mois. Mises à jour automatiques et déploiement rapide, mais dépendance à la connexion et à l’éditeur.
- Modèles cloud sous-jacents : le SaaS s’appuie sur des infrastructures cloud (IaaS, PaaS) mutualisées, qui prennent en charge serveurs et stockage.
Le SaaS gagne sur la rapidité de mise en route et la maintenance externalisée. La licence perpétuelle garde un intérêt pour des besoins stables, hors ligne, ou très sensibles à la localisation des données.
Combien coûte un logiciel d’entreprise ?
Le coût d’un logiciel d’entreprise va de zéro (open source) à plusieurs milliers d’euros par mois (ERP intégré), selon la catégorie, le nombre d’utilisateurs et le modèle. Le prix affiché n’est qu’une porte d’entrée.
Pour une suite bureautique ou un outil de gestion de projet, le ticket d’entrée se compte en quelques euros par utilisateur et par mois. Un CRM ou une solution de comptabilité se situe à un niveau modéré, qui grimpe vite avec les modules avancés. Un ERP intégré, lui, se chiffre presque toujours sur devis, car il englobe plusieurs métiers et un projet de déploiement.
Trois coûts cachés faussent presque toujours le budget initial :
- Le coût par utilisateur : un tarif « à partir de X » se multiplie par le nombre de comptes ouverts.
- L’intégration et la migration : reprendre les données et connecter les outils entre eux peut dépasser le coût du logiciel lui-même.
- La formation et le support : un logiciel mal adopté est un coût pur, surtout pour les ERP et les outils spécialisés comme un logiciel de traitement de texte déployé à l’échelle de toute l’entreprise.
Comment choisir le bon logiciel pour son entreprise ?
Choisir un logiciel se fait en quatre étapes : cadrer le besoin, comparer par catégorie, vérifier le coût total, tester avant d’engager. L’erreur classique est de partir de l’outil à la mode plutôt que du problème à résoudre.
- Analyser le besoin réel : quelle tâche, pour combien d’utilisateurs, avec quelles contraintes (RGPD, hébergement en France, mobilité) ?
- Comparer par catégorie : rester dans la bonne famille (un CRM ne remplace pas un ERP) et confronter deux à trois solutions.
- Calculer le coût total de possession : licence ou abonnement, plus utilisateurs, plus intégration, plus support, pas seulement le prix affiché.
- Tester via une période d’essai : la plupart des solutions SaaS offrent un essai gratuit ; l’adoption par les équipes se vérifie là, pas dans une démonstration commerciale.
Le meilleur logiciel n’est pas le plus complet, c’est celui que vos équipes utilisent réellement. Un outil surdimensionné et abandonné coûte plus cher qu’un outil modeste mais adopté.
La souveraineté est un critère qui monte. Privilégier des éditeurs hébergeant les données en France répond aux exigences du RGPD et limite la dépendance à des fournisseurs situés hors de l’Union européenne.
FAQ : logiciel informatique en entreprise
Quelle est la différence entre un logiciel et une application ?
Les deux désignent un logiciel applicatif. Le terme « application » vise surtout les outils légers ou mobiles (apps de smartphone), tandis que « logiciel » couvre l’ensemble, y compris les programmes lourds installés sur poste de travail.
Un logiciel libre est-il toujours gratuit ?
Le plus souvent oui à l’acquisition, mais « libre » signifie d’abord que le code est ouvert et modifiable, pas forcément gratuit. Le coût se déplace vers le support, l’hébergement et la maintenance, qui restent à la charge de l’entreprise.
Quelle est l’origine du mot « logiciel » ?
Le mot est une création française de 1969, forgée par contraction de « logique » et « matériel » dans le cadre du Plan Calcul, attribuée à Philippe Renard. L’Académie française l’a adopté en 1972, et il a été officialisé au Journal officiel le 12 janvier 1974.
Vaut-il mieux un logiciel en SaaS ou une licence à acheter ?
Le SaaS domine désormais pour sa rapidité de déploiement et ses mises à jour automatiques. La licence perpétuelle garde un intérêt pour des besoins stables, hors ligne ou très sensibles à la localisation des données.
Quels logiciels sont indispensables à une TPE qui démarre ?
Une suite bureautique (Microsoft 365, Google Workspace ou LibreOffice gratuit), un outil de facturation ou de comptabilité, une solution de communication et un antivirus. En combinant open source et SaaS d’entrée de gamme, le budget reste modeste. Les postes lourds (ERP, BI) n’arrivent qu’avec la croissance.
Logiciel système ou logiciel applicatif : lequel choisit-on vraiment ?
On ne choisit pas vraiment le logiciel système : le système d’exploitation est imposé par la machine. Le choix porte sur les logiciels applicatifs, sélectionnés selon les besoins métier de l’entreprise.






