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Se lancer dans la création d’entreprise soulève une question avant toutes les autres : dans quel ordre s’y prendre ? Beaucoup de porteurs de projet se précipitent sur le choix du statut juridique avant même d’avoir validé leur idée et leur marché. C’est l’inverse qu’il faut faire. La création réussie suit une logique simple : on sécurise d’abord la viabilité du projet, on choisit ensuite le cadre juridique le plus adapté, puis on accomplit les formalités d’immatriculation.
Ce parcours réunit l’ensemble de nos guides pour franchir chaque étape sans faux pas, du test de l’idée à l’arrivée des premiers clients. Vous pouvez le suivre dans l’ordre ou aller directement au sujet qui vous concerne. L’essentiel est de ne sauter aucune des cinq grandes étapes ci-dessous, car chacune conditionne la suivante. Que vous soyez salarié en reconversion, étudiant porteur d’un projet, indépendant qui se structure ou créateur d’une société à plusieurs, vous y trouverez un chemin adapté à votre situation et à votre niveau de préparation.
Tout part d’une idée, mais une bonne idée ne suffit pas : elle doit répondre à un besoin réel et solvable. Avant d’investir, confrontez votre concept au terrain avec une étude de marché et, si vous cherchez encore, inspirez-vous de notre sélection d’idées d’entreprise rentables. L’objectif est de vérifier qu’il existe une clientèle prête à payer, et à quel prix.
Le statut détermine votre fiscalité, votre protection sociale et votre responsabilité. Pour vous lancer seul, la micro-entreprise permet de tester sans engagement, tandis que la SASU ou l’EURL offrent le cadre d’une société. À plusieurs, l’arbitrage se joue surtout entre SAS et SARL. En cas de doute, notre simulateur de statut vous oriente en trois questions.
Le business plan traduit votre projet en chiffres : prévisionnel de chiffre d’affaires, charges, point mort et besoin de financement. C’est à la fois votre feuille de route et le document qui convaincra une banque ou un investisseur. Même pour une micro-entreprise, un prévisionnel sommaire évite les mauvaises surprises de trésorerie. C’est aussi l’occasion de fixer votre prix de vente et de vérifier qu’il couvre vos charges tout en restant compétitif sur votre marché, un calcul que beaucoup de créateurs repoussent à tort après le lancement.
Place aux formalités : rédaction des statuts, dépôt du capital, annonce légale, puis dépôt du dossier sur le guichet unique. Quelques jours plus tard, vous recevez votre Kbis et votre numéro SIREN, qui actent officiellement la naissance de l’entreprise au registre du commerce (RCS).
L’entreprise existe : il reste à l’équiper. Ouvrez un compte professionnel, souscrivez les assurances obligatoires de votre activité, mettez en place vos premiers outils de facturation et partez à la recherche de vos premiers clients. C’est la phase où la préparation des étapes précédentes porte ses fruits, et où il faut tenir le rythme : prospection, premières ventes et suivi de trésorerie deviennent vos priorités quotidiennes pour transformer l’essai et durer au-delà des premiers mois.
Le coût dépend du statut choisi. La micro-entreprise est gratuite à créer. Pour une société, comptez les frais d’annonce légale (de 121 € HT pour une EURL à environ 193 € HT pour une SAS) et les frais de greffe, soit en pratique 200 à 400 € de formalités obligatoires. À cela s’ajoutent, selon votre choix, les honoraires d’une plateforme juridique en ligne ou d’un expert-comptable pour sécuriser la rédaction des statuts.
Côté délais, une micro-entreprise s’immatricule en quelques jours, tandis qu’une société demande de quelques jours à deux ou trois semaines, le temps de finaliser les statuts et de laisser le greffe traiter le dossier. Se faire accompagner ne fait pas seulement gagner du temps : cela limite les erreurs de rédaction qui coûtent cher à corriger plus tard. Quelle que soit la voie choisie, mieux vaut préparer en amont les pièces justificatives (justificatif de domiciliation, pièce d’identité, attestation de dépôt de capital) pour éviter les allers-retours qui rallongent l’immatriculation.
Le choix du statut conditionne votre fiscalité, votre protection sociale et votre responsabilité. Voici les grandes options, du plus simple au plus structurant :
En cas d’hésitation, notre simulateur de statut juridique vous oriente en trois questions, et chaque fiche détaille les coûts, la fiscalité et le régime social associés.
Créer ne signifie pas financer seul. Plusieurs dispositifs allègent le démarrage. L’ACRE exonère partiellement de cotisations sociales la première année. Les demandeurs d’emploi peuvent opter pour le maintien de leur allocation (ARE) ou pour son versement en capital (ARCE) via France Travail. Côté financement, les prêts d’honneur à taux zéro des réseaux Initiative France et Réseau Entreprendre, les garanties de Bpifrance et les aides régionales complètent un apport ou un prêt bancaire. Vérifiez votre éligibilité avant l’immatriculation : certaines aides ne s’obtiennent qu’au démarrage.
Au-delà du statut, il existe plusieurs façons d’exercer. L’entreprise individuelle (dont la micro) est rapide et légère, mais l’activité et la personne se confondent. La société (SASU, EURL, SAS, SARL) crée une personne morale distincte qui protège le patrimoine et facilite la croissance. Le portage salarial, enfin, permet de facturer des prestations tout en conservant le statut de salarié : une porte d’entrée prudente pour tester une activité de services avant de créer sa propre structure.
Pour tester une activité sans risque, la micro-entreprise est la plus simple. Pour une activité durable avec protection du patrimoine, la SASU (président assimilé salarié) ou l’EURL (gérant TNS, charges plus faibles) sont les options de référence.
Non. La SAS, la SASU, la SARL et l’EURL peuvent être créées avec un capital de 1 €. Un capital plus consistant reste toutefois un gage de crédibilité auprès des banques et des partenaires.
Une micro-entreprise s’immatricule en quelques jours. Pour une société, comptez de quelques jours à deux ou trois semaines selon la rapidité de rédaction des statuts et le traitement du dossier par le greffe.
Oui, sauf clause d’exclusivité dans votre contrat de travail. Le cumul emploi salarié et création d’entreprise est fréquent pour démarrer une activité en limitant les risques.

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