Créer une micro-entreprise est gratuit en 2026 pour un commerçant, un artisan ou un professionnel libéral. La déclaration se fait sans frais sur le guichet unique de l’INPI, devenu le site officiel unique de toutes les formalités d’entreprise depuis le 1er janvier 2023. L’inscription au Registre national des entreprises (RNE), et au RCS pour les commerçants, ne coûte rien. La seule exception payante concerne les agents commerciaux, dont l’immatriculation au registre spécial (RSAC) s’élève à 23,21 €. Tout site qui vous facture la création vend de l’accompagnement, jamais la formalité elle-même, qui reste gratuite.
- La formalité de création coûte 0 € pour un commerçant, un artisan ou un libéral, sur le guichet unique de l’INPI.
- Seul l’agent commercial paie 23,21 € pour s’immatriculer au RSAC.
- Le seul canal officiel et gratuit est
formalites.entreprises.gouv.fr, unique point d’entrée depuis le 1er janvier 2023. - Les sites qui font payer vendent un service d’accompagnement et un logiciel facultatifs, pas l’immatriculation.
- Le compte bancaire dédié, l’assurance et le logiciel sont des coûts de démarrage, distincts des frais de création.
Créer une micro-entreprise, est-ce vraiment gratuit en 2026 ?
Oui. La création d’une micro-entreprise est gratuite pour un commerçant, un artisan ou un professionnel libéral : 0 €. La déclaration de début d’activité, l’immatriculation au RNE et, le cas échéant, l’inscription au RCS sont sans frais. C’est confirmé par service-public.fr et l’URSSAF.
Le seul cas qui génère un coût est celui de l’agent commercial, tenu de s’immatriculer au registre spécial des agents commerciaux (RSAC) pour 23,21 € selon service-public.fr. Cette somme est la seule dépense réellement incompressible à la création, et elle ne concerne qu’un profil d’activité sur quatre.
Attention à ne pas confondre coût de création et coûts de démarrage. Un compte bancaire dédié, une assurance responsabilité civile professionnelle ou un logiciel de facturation représentent des dépenses de lancement, pas des frais d’immatriculation. La micro-entreprise reste la forme la plus légère pour démarrer, mais ce n’est pas la seule : si votre projet vise une croissance rapide ou un associé, comparez-la à l’entreprise individuelle classique avant de vous lancer.
Où créer sa micro-entreprise gratuitement ?
Sur un seul site : le guichet unique de l’INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), devenu l’unique point d’entrée pour toutes les formalités d’entreprise depuis le 1er janvier 2023. Avant cette date, plusieurs réseaux de CFE coexistaient ; aujourd’hui, toute déclaration de création passe obligatoirement par cette plateforme. C’est le seul canal officiel et gratuit, et la connexion s’effectue via FranceConnect+ ou un compte INPI dédié.
Aucun autre site, même affichant un design administratif, n’est habilité à enregistrer votre micro-entreprise à la place du guichet unique. Si un site vous réclame un paiement par carte pour « créer » votre micro-entreprise, ce n’est pas le site officiel.
Les plateformes privées ne font que pré-remplir votre dossier puis le transmettre, contre rémunération, au même guichet unique gratuit. Vous pouvez réaliser exactement la même démarche vous-même en suivant notre guide pour la création d’une entreprise en ligne.
Quelles sont les étapes pour déclarer sa micro-entreprise ?
La déclaration sur le guichet unique de l’INPI suit une séquence courte de cinq étapes : créer son compte, renseigner l’activité, choisir les options fiscales et sociales, joindre les justificatifs, puis signer électroniquement. En pratique, comptez 30 à 60 minutes une fois vos pièces prêtes. Le détail :
- Créer son compte sur
formalites.entreprises.gouv.frvia FranceConnect+ ou un identifiant INPI. - Renseigner l’activité : nature (achat-revente, prestation de services, activité libérale), date de début, lieu d’exercice.
- Choisir les options fiscales et sociales : périodicité de déclaration du chiffre d’affaires (mensuelle ou trimestrielle), option pour le versement libératoire de l’impôt, demande d’ACRE le cas échéant.
- Joindre les pièces justificatives (détaillées plus bas).
- Vérifier et signer la déclaration électroniquement, puis valider la transmission.
Une fois le dossier validé, l’INSEE attribue le numéro SIRET. Le délai d’obtention varie de 1 heure à 4 semaines selon l’activité, et la notification d’affiliation de l’URSSAF arrive sous 4 à 10 semaines. Si vous hésitez encore sur l’activité à déclarer, cadrez votre projet en amont avec notre guide pour trouver une idée d’entreprise.
Quels justificatifs réunir avant de commencer ?
Préparer ses pièces en amont évite le principal motif de rejet : le dossier incomplet. En cas de dossier incomplet, vous disposez de 15 jours ouvrables pour le compléter, selon service-public.fr. Réunissez avant de vous connecter une pièce d’identité, un justificatif de domiciliation et les déclarations sur l’honneur exigées. La liste complète :
- une pièce d’identité en cours de validité ;
- un justificatif de domiciliation de l’entreprise (facture, bail ou attestation) ;
- une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et une attestation de filiation ;
- une attestation d’information du conjoint en cas de régime de communauté de biens ;
- un justificatif de qualification ou de diplôme si l’activité est réglementée (coiffure, bâtiment, conseil financier, etc.).
Au-delà des pièces, trois décisions sont à prendre avant de cliquer : la périodicité de déclaration, l’option ou non pour le versement libératoire, et la demande d’ACRE. L’ACRE est une exonération partielle de cotisations à demander auprès de l’URSSAF ; le silence de l’URSSAF pendant 1 mois vaut accord. Pour les micro-entrepreneurs, elle prend la forme d’un taux de cotisation réduit de moitié sur la période d’éligibilité.
Bonne nouvelle pour les artisans : depuis la loi PACTE, le stage de préparation à l’installation (SPI) en chambre de métiers n’est plus obligatoire pour s’immatriculer. Il reste possible de le suivre volontairement, mais il ne conditionne plus la création.
Pourquoi certains sites font-ils payer une démarche gratuite ?
Parce qu’ils ne vendent pas la création : ils vendent un service d’accompagnement et un logiciel. La formalité reste gratuite sur le guichet unique ; l’intermédiaire facture le confort de remplir le dossier à votre place, un suivi, et souvent un abonnement à un outil de facturation. C’est légal tant que la prestation est réelle, mais la présentation « création gratuite » ou « création offerte » est trompeuse quand elle masque un engagement payant.
Le cas le plus connu est le Portail Auto-Entrepreneur, qui facture 59 € (Pack Création, 3 mois) puis 19,90 €/mois HT. D’autres acteurs pratiquent 59 € chez LegalPlace ou environ 120 € pour une délégation complète. Aucun de ces montants n’est nécessaire pour exister légalement. Le tableau ci-dessous compare frontalement le coût et ce qui est réellement vendu.
| Solution | Coût affiché | Ce que vous payez réellement | Nécessaire pour créer ? |
|---|---|---|---|
| Guichet unique INPI | 0 € | Rien : la formalité officielle | Oui (seul canal officiel) |
| Portail Auto-Entrepreneur | 59 € puis 19,90 €/mois HT | Accompagnement + logiciel de facturation | Non |
| LegalPlace | 59 € | Constitution du dossier en ligne | Non |
| Délégation complète | environ 120 € | Remplissage et suivi par un tiers | Non |
Ces montants concernent la micro-entreprise, dont la formalité est gratuite. Créer une société (SASU, EURL) implique en revanche des frais réels et incompressibles, comme l’annonce légale et les frais de greffe. Si vous comparez les statuts, nos guides sur l’EURL et la SASU détaillent ces coûts propres aux formes sociétaires.
Combien coûte réellement le lancement d’une micro-entreprise ?
Le coût de création est de 0 € pour un commerçant, un artisan ou un libéral, et de 23,21 € pour un agent commercial (immatriculation au RSAC). C’est tout, côté formalité. Le reste relève des coûts de démarrage, qui sont facultatifs et propres à chaque projet.
À ne pas confondre avec la création : le compte bancaire dédié n’est obligatoire que si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € sur deux années civiles consécutives (loi PACTE de 2019), et vous avez alors 12 mois pour l’ouvrir. L’assurance responsabilité civile professionnelle et un logiciel de facturation sont des dépenses de confort ou de conformité, non des frais d’immatriculation.
| Profil d’activité | Coût de création | Registre concerné |
|---|---|---|
| Commerçant | 0 € | RNE + RCS |
| Artisan | 0 € | RNE |
| Profession libérale | 0 € | RNE |
| Agent commercial | 23,21 € | RNE + RSAC |
Ne pas s’immatriculer expose à une amende de 7 500 €, et fournir des informations inexactes à 4 500 € et 6 mois d’emprisonnement, selon service-public.fr. La déclaration doit être déposée au plus tôt 1 mois avant et au plus tard 15 jours après le début d’activité.
Que faire après l’obtention du SIRET ?
Une fois le SIRET reçu, l’activité peut démarrer, mais quelques démarches consolident le lancement. Créez d’abord votre espace personnel sur le site de l’URSSAF pour gérer vos déclarations : c’est là que vous déclarerez votre premier chiffre d’affaires selon la périodicité choisie, mensuelle ou trimestrielle.
Pensez ensuite à la cotisation foncière des entreprises (CFE), exonérée la première année civile, puis au compte bancaire dédié si vous franchissez le seuil de 10 000 €, et à une assurance RC Pro si votre activité l’exige. Ces étapes ne sont pas des frais de création : ce sont les obligations courantes de gestion d’une micro-entreprise déjà lancée.
Quels délais prévoir après la déclaration gratuite ?
La création est gratuite, mais elle n’est pas instantanée. Voici les délais à anticiper.
| Étape | Délai | Source |
|---|---|---|
| Fenêtre de dépôt de la déclaration | Au plus tôt 1 mois avant le début d’activité, au plus tard 15 jours après | Service-Public |
| Obtention du SIRET | 1 heure à 4 semaines selon l’activité | URSSAF |
| Compléter un dossier incomplet | 15 jours ouvrables | Service-Public |
| Notification d’affiliation URSSAF | 4 à 10 semaines | URSSAF |
| Ouverture d’un compte bancaire dédié | Obligatoire sous 12 mois si le CA dépasse 10 000 € deux années de suite | Loi PACTE |
Aucun de ces délais n’engendre de frais : la seule dépense incompressible reste l’immatriculation au RSAC des agents commerciaux (23,21 €), confirmée sur service-public.gouv.fr.
FAQ : créer une micro-entreprise gratuitement
Créer une micro-entreprise est-il vraiment gratuit ?
Oui, c’est 0 € sur le guichet unique de l’INPI pour un commerçant, un artisan ou un libéral. Seuls les agents commerciaux paient 23,21 € pour l’immatriculation au RSAC.
Quel est le seul site officiel pour créer sa micro-entreprise ?
Le guichet unique de l’INPI, formalites.entreprises.gouv.fr, unique point d’entrée depuis le 1er janvier 2023. Tout autre site est un intermédiaire payant facultatif.
Combien de temps pour obtenir le SIRET ?
De 1 heure à 4 semaines selon l’activité. La notification d’affiliation de l’URSSAF arrive ensuite sous 4 à 10 semaines.
Le compte bancaire dédié est-il obligatoire ?
Seulement si le chiffre d’affaires dépasse 10 000 € sur deux années civiles consécutives (loi PACTE 2019), avec 12 mois pour l’ouvrir.
Quels documents faut-il pour la déclaration ?
Une pièce d’identité, un justificatif de domiciliation, une déclaration de non-condamnation, une attestation de filiation, l’information du conjoint si communauté de biens, et un justificatif de qualification pour les activités réglementées.
Pourquoi des sites font-ils payer si c’est gratuit ?
Ils vendent de l’accompagnement et un logiciel de facturation, pas la formalité. La création reste gratuite sur le guichet unique ; ces services sont facultatifs.






